BIOGRAPHIE

 

CARRE-COURT

Pochette N°1 Hooz 6

Attention il ne faut pas s’y tromper ! Carré-court ce n’est pas Vidal Sassoon, Marie
Quant ou encore Twiggy en plein swinging London. Carré-Court ce n’est pas lisse,
c’est sur la frange, à la marge, toujours décalé. Carré-court c’est Blondie sur la plage
abandonnée de la Madrague, c’est initial B.B dans l’underground New-Yorkais,
Down Town. C’est Bonnie & Clyde faisant du Rock & Roll à une époque où le Roll
avait encore toute sa place. C’est du Elvis noir, du Chuck Berry blanc, du
Rhythm&Blues mais celui qui transpire la sincérité et les histoires d’amours
ratées. Carré-Court c’est les longues plages de silences et les mots de ceux qui ne
parlent pas pour ne rien dire. Carré-Court c’est un duo de jeunes gens old school
originaire de Limoges qui sont là où on ne les attend pas.
Carré-Court c’est un homme et une femme, Émilien & Julie. Ils font propre sur eux.
Ils son beaux mais à y regarder de plus près ça frotte, ça grince. Il y a du Happy
Days des sixties mais aussi la noirceur des grandes dépressions. Il y a cette voix qui
nous enjole, magnifque mais c’est pour mieux nous retourner comme des carpettes
et nous entraîner sur des chemins de traverse.
Avec leur premier e.p ils nous draguent, nous aguichent et un titre comme « I don’t
care » aurait pu mettre un Cassius Clay Knock out d’un direct du gauche. Une main
de velours dans un gant de fer. Mais pour mieux nous perdre, ils nous tendent la
main et nous relèvent avec « When somebody says » pour mieux nous coucher sur le
tapis, pris par surprise avec « I said ». On croit comprendre leur petit jeu avec « Baby
you don’t mind » et on se laisse totalement aller, séduits par cette fraicheur et cette
spontanéité désarmente. Et soudain on se rappelle que nous sommes en 2017 et à
regarder les actualités on se dit qu’on reprendrait bien un peu de douceur.